New York

New York et tout particulièrement, Manhattan m’a toujours fasciné par sa skyline faite des plus beaux skyscrapers qu’on a l’habitude de voir au cinéma ou à la télévision, décidé à affronter la chaleur étouffante de cette grande ville pour changer de l’hiver trop doux et du printemps gris qu’on a eu à Paris, je me décide à prévoir un séjour en juin juillet juste pendant la phase finale de la coupe du monde de foot.

 

Il faut donc contacter le service Saphir au moins un mois avant le départ planifié pour mi-juin. J’appelle même début mai pour avoir les meilleurs tarifs. Comme toujours l’accueil par la conseillère Saphir est bon, il faut dire que je sais quoi dire : mon identifiant saphir, mon niveau de handicap avec la capacité à me transférer seul du fauteuil au siège, le fait que je voyage accompagné, le transport de 2 fauteuils roulants : un manuel pliant et relativement léger qui me permet d’aller à l’embarquement sans besoin d’assistance (autre que mon accompagnatrice) et donc que je peux aller avec ce fauteuil perso jusqu’à la porte de l’avion et que le fauteuil manuel est assez compact et léger pour être soit descendu à l’embarquement par un agent pour le stocker dans la petite soute situé sous l’avant de l’avion et destiné à cela ou aux bagages de cabine confisqués aux voyageurs qui essaient d’embarquer avec plus de bagages que le maxi autorisé ou avec un sac non conforme aux règles imposées par la compagnie.

Mon fauteuil manuel est un Kuschall compact suffisamment petit pour être stocké dans un des placards en cabine mais cela dépend du bon vouloir du chef de cabine. Cela dit je vous conseille de toujours le demander, surtout si l’avion est un Airbus A380 qui dispose de plus de rangements en cabine. Il est en effet préférable que votre précieux fauteuil ne soit pas manipuler par les agents de l’aéroport qui sont des personnels mal payés et peu surveillés et qui balancent tout sans souci de la casse (cf les nombreuses vidéos sur youtube) ; c’est ainsi que lors d’un vol Paris – San Francisco mon kuschall pourtant solide a été cassé et rendu inutilisable !

 

ET en plus pour mon séjour à destination j’emmène un fauteuil roulant motorisé  adapté à ce que je connais de la ville ou je vais. Pour New York que j’ai déjà fait avec mon Kuschall manuel je sais que les trottoirs sont assez larges et plats ( cimentés : succession de grande chapes en ciment ou avec des dalles de ciment de 20x20cm assez bien jointoyés donc c’est roulant avec régulièrement des espaces inter dalles ou entre chapes créant un ressaut de moins de 2 cm et quand il y’a des travaux ils mettent sur les tranchées des grandes plaques d’acier de 2 cm d’épaisseurs et s’il pleut ça glisse.

Après réflexion je me dit qu’un Invacare fox sp2 fera très bien l’affaire et cela s’est vérifié, je dirai même que c’était parfait, la puissance du fox et ses grandes roues arrières permettant une vitesse de 8 km/h sur n’importe quelle rue ou avenue de Manhattan quel que soit la pente, la compacité du Fox m’a permis de circuler partout dans l’hôtel et de rentrer dans toutes les boutiques ou restaurants du moment qu’il y avait un accès PMR : rampe ou ascenseurs pmr.de plus le dispositif optionnel du fox le monte trottoir fait des merveilles pour toutes marches d’au plus 10 cm. Et les 2 roues gonflées avant fixées sur un palonnier articulé et amorti absorbent bien les espaces inter-dalles ou entre chapes qui cadencent les trottoirs newyorkais. On peut même dire qu’avec le fox un parcours de 10 à 20 blocs dans Manhattan ça se fait facilement ce sont les personnes valides qui m’accompagnaient qui se fatiguaient 😉  Franchement un fox sp2 à Manhattan c’est très bien.

Mais revenons au début, donc achat du billet via le service SAPHIR d’Air France 2 mois avant le départ prix raisonnables et validation du transport gratuit des 2 fauteuils, assistance à l’embarquement. Jusque-là tout va bien.

Jour j aéroport CDG 2E guichet PMR situé au début de l’aérogare mais trop petit vu le nombre de PMR qui prennent un avion ! on se bouscule entre les fauteuils, les chariots chargés de bagages, les personnes âgées debout mais instables avec cannes ou béquilles ou rollators. C’est un peu le bordel et la bousculade, un comble absurde pour un service destinés à des PMR.

Je trouve plus judicieux les aéroports ou on enregistre d’abord les bagages allant en soute avant d’aller au service d’assistance aux PMR, cela permet d’être plus à l’aise, évite les encombrements embêtants quand on est en fauteuil. Je serai pour qu’on nous traite comme les autres jusqu’au moment de passer la sécurité et d’entrer  en zone internationale. Et même peut-être jusqu’au point d’embarquement (boarding gate) ce qui nous permettrait d’éventuellement profiter du shopping duty free comme les autres. D’ailleurs je serai un représentant des commerçants qui paient de gros loyers et redevances pour avoir une boutique dans l’aérogare je me plaindrait de la politique de ségrégation envers les personnes en situation de handicap  car cela détourne un pourcentage non négligeable de clients des commerces ( 18% peut-être). En tout cas pour nous tout semble bien se passer on sait quoi dire et quoi demander : amener soi-même le fauteuil électrique au guichet des bagages hors gabarit (luggages oversized pour que le fauteuil ne soit surtout pas traité comme une valise Allan en soute mais comme une contrebasse ou un grand tableau ou une caisse contenant un animal domestique de grande taille ( les petits pouvant voyager dans un panier en cabine.et là au responsable du service bien signaler qu’il s’agit d’un fauteuil roulant électrique avec des batteries sèches (non lithium) et que tout est bien déconnecté ( se renseigner auprès du revendeur du fauteuil sur la présence d’un disjoncteur découplant physiquement batteries et moteurs, c’est une sécurité) et mettre le fauteuil en roue libre (débrayages des moteurs toujours présents sur un FRE, montrer au manutentionnaires que le fauteuil est poussable et bien leur dire qu’il ne faut pas le soulever car il n’y a pas de prises prévues pour cela ! ne surtout pas utiliser les accoudoirs ou le manipulateurs pour soulever le fauteuil. Essayez de choper un responsable pour lui dire que vous leur confier un matériel médical couteux et indispensable à votre vie pour tenter de les sensibiliser( c’est pas simple comme on le verra plus tard).

Voyage dans la confortable cabine des A380, heureusement avec Saphir j’ai pu choisir une place pas trop éloignée des toilettes adaptées(pensez à le demander)ce qui fait que j’ai pu sans trop de difficultés faire les 15 pas entre mon siège et les toilettes PMR (comprenant une barre de maintien indispensable). Ne faites pas l’erreur d’aller dans un cabinet non PMR car en cas de turbulences vous n’allez pas pouvoir vous tenir convenablement et vous souiller ou tomber. N’hésitez pas à demander au personnel navigant de vous garder le cabinet PMR et vous prévenir qd c’est libre car les passagers valides ne se soucient pas de cet aspect et ne laisse pas la priorité d’accès à ce cabinet. L’accès aux WC, c’est toujours la bagarre dans un avion on le sait bien.

7h de vol et nous voilà au sol à JFK Airport.

 

Connaissant la taille impressionnante des A380, j’avais demandé l’assistance pour débarquer ce qui fait qu’on débarque en dernier avec un petit fauteuil de transit que 2 agents manipulent : un qui poussent, l’autre qui dirige et tire qd c’est nécessaire pour franchir la 50taine de mètres de la cabine dans une allée très étroite bien croiser les bras et serrer les genoux pendant ce trajet chaotique, puis on arrive à la porte de l’avion au début de la passerelle de débarquement et là très grosse mauvaise surprise on me transfert sur un fauteuil manuel de l’aéroport : un fixe , bien lourd et inconfortable. Au lieu de mon beau Kuschall actif avec le super coussin à mémoire de forme qui m’a couté un bras !

Très inquiétant cela suppose que mon fauteuil n’a ni voyagé en cabine ni dans la petite soute pressurisée et chauffée. Or à -40°C parfois -70°C température qu’on peut avoir en soute bagages, l’acier devient très cassant et c’est ainsi qu’on peut avoir un axe de roue avant de fort diamètre de 12mm cassé net. Bref gros stress à l’arrivée. On se dirige néanmoins vers les tapis tournant du bagages claim après avoir passer police des frontières en file prioritaire heureusement. Donc 1 heure après atterrissage nous voilà devant le tapis des bagages , là c’est comme à Paris ou à Hong Kong, chacun pour soi et personne ne te regarde ni te laisse une place pour avoir une chance de choper tes valises(faut dire que la majorité des passagers sont les mêmes parisiens qu’on vient de quitter !

Mais Madame est là bien rôdée et récupère les valises mais toujours pas de Kuschall en vue, fin de la sortie des valises , tout le monde se disperse sauf nous et une autre famille avec un gars en fauteuil on se regroupe vite fait entre rouleurs et on parle fauteuil. Et coup de chance l’autre PMR récupère son beau fauteuil Permobil en état de marche et moi toujours rien aucun des 2 ne sort le stress monte en flèche. On se retrouve seuls avec les agents d’Air France qui vérifient nos tickets de bagages mais ne bougent pas. Au bout d’interminables minutes je vois un agent de l’aéroport venir vers nous dans ce grand hall quand il est à 30 ou 40 mètres je vois tout de suite qu’il y a un problème sur mon Fox il a une drôle de tête mon fauteuil, c’est comme quand mon chien a fait une bêtise, je le vois à 100 m à sa tête bizarre et son regard bas comme la queue ! Là une fois le fox devant nous, j’ai envie de pleurer sérieusement je me sens mal, l’accoudoir du fox est plié à 120° vers l’intérieur et il manque un des deux gros blocs batterie carénés ; ça me fout immédiatement en rogne car je sais que pour enlever une batterie il faut le vouloir et savoir le faire car sur le fox il faut d’abord soulever l’assise suivant une procédure précise et après pour la remettre pareil il faut savoir le faire bien, donc là gros problème que je signale aussitôt et la fille d’Air France qui demandent : «  vous êtes sûr qu’il y’avait 2 batteries ?!! ».  Un peu comme si on disait à Tiger Woods constatant qu’il manque des éléments dans son sac de golf : vous êtes sûr que vous aviez un drive ou un putter ou un fer 9 ? c’est ridicule.

Bien sûr qu’il y’avait deux batteries, ça se voit il y a un emplacement vide avec un raccord électrique qui pendouille ! A pleurer je vous dit ! j’imagine déjà nos vacances foutus à rester coincé à l’hôtel et de ne pas pouvoir aller au Guggenheim, au Met, au MoMA à Central Parc, etc.

Heureusement mon Kuschall arrive et on le déplie illico et rien ne semble cassé, je m’y transfère rapidement et commence à rouler le plus vite possible pour voir si je sais encore bien le faire le fameux mode podal avec ma seule jambe valide mais à chaque fois que je vois mon Fox j’ai un haut le cœur, je vais vomir sur les chaussures de la fille d’Air France. Non, il faut vite faire des photos et aller au « reclamation desk » pour avoir un incident report indiquant les dégâts afin d’espèrer une indemnisation, on y va , aucune difficulté pour faire noter tous les problèmes c’est super visibles et on a des photos.

Je vous raconterai la suite avec Air France plus tard. Pour l’instant on veut profiter de nos congés et de New York.

 

On sort donc avec une heure de retard, heureusement ma cousine qui vit à New York avait prévu un chauffeur privé qui a notre numéro de téléphone et nous signale par texto qu’il nous attend , du coup on peut lui signaler notre présence et notre position devant le réclamation desk et pendant que madame s’occupe de cette réclamation je file régler le problème du téléphone . heureusement il y a à la sortie des arrivées un petit kiosque Sim-Card, j’y vais et prend une offre de carte prépayée AT&T pour 100$ TTC [text et calls unlimited pour un mois, et 60 Go de data] ça me semble pas cher et il s’avèrera que ça marche super bien, je profite de mon état en fauteuil roulant pour que la vendeuse m’installe la simcard dans mon iPhone et vérifie fonctionnement elle fait très bien  vite et me rendant ma simcard française scotchée sur le support de la simcard AT&T impeccable. Je reçois très vite un sms indiquant mon numéro de tel et un numéro d’assistance. C’est vraiment pratique et pas très cher et rapide sans formalités.

Ma super cousine de New York a eu la bonne idée de nous envoyer un chauffeur privé ,Je communique illico avec le chauffeur qui vient nous récupérer on charge tout dans son énorme SUV noir style SUV du FBI dans les séries américaines avec l’aide spontanée d’un passant on soulève facilement les 90 kg du fox à qui on a remis la batterie perdue mais retrouvée après réclamations et râlage, elle a dû voyager en zone non chauffée car elle est froide et peine à faire fonctionner le fox (puis aura du mal à se recharger), puis direction Manhattan, l’hôtel Renaissance 57 sur la 57th street east side.

Là, pas de souci :

Réception de plain-pied, pas de marche jusqu’à la chambre 507, accessible par l’ascenseur, assez grande pour stocker sans problème les 2 fauteuils les 2 grosses valises et pouvoir encore manœuvrer l’un 11111des fauteuils pour ressortir, sdb adaptée barres aux WC et douche à l’italienne. On coupe la clim trop puissante pour dormir en silence. La salle de bains est spacieuse mais pas de barre de maintien dans la douche juste un strapontin. Heureusement j’arrive à me tenir suffisamment bien debout en me tenant au tuyau et à prendre une bonne douche, j’aurais tout de même dû prendre une barre de maintien à ventouse . je  conseille de voyager avec ce type de barre car cela permet de prendre une douche dans n’importe quelle cabine de douche carrelée.

Après une bonne nuit de sommeil, on se prépare à aller chez ma cousine à 24 blocs de notre hôtel  bien décidés à faire réparer en chemin le fox qui arrive à rouler tout doucement avec l’accoudoir tordu mis à l’envers pour que je puisse m’assoir et du coup il dépasse de 20 cm sur la gauche, et on doit le démonter à chaque passage de porte.

Pour remonter Lexington ave il faut pousser le fauteuil le moteur peinant du fait de batteries mal chargées suite au transport et au coup de froid. On trouve un serrurier sympa qui gentiment redresse un peu l’accoudoir et on se réfugie dans un diner pour un breakfast et une mise en charge des batteries, la chaleur aidant la batterie semble se recharger assez bien pendant qu’on avale la pile de pancakes arrosés de miel et ça repart. La batterie tient 2 blocs et il faut éteindre la machine puis ça repart, ma femme doit pousser régulièrement car le fox manque parfois de puissance pour monter les petites rampes des passages PMR aux carrefours. Pauvre fox il a pris un sacré coup mais il fonctionne, on arrive à destination et on décide d’aller faire un tour dans Central Parc, le fox fonctionne correctement d’autant que le trajet est plat. Le dispositif de monte- trottoir du fox fait merveille à chaque passage de dalles tant que la hauteur ne dépasse pas 6 à 7 cm. Tous les fauteuils devraient avoir cette option simple et bien pratique.

Central parc est très facile à parcourir en fauteuil sur les allées goudronnées ou en terre battue bien sèche.

 

Puis on trouve un diner qui paye pas de mine tenu par des indiens et avec un café américain white c’est à dire avec du lait, on mange des french bread c’est à-dire d’excellentes grosses tranches de pain de mie façon pain perdu croustillants à l’extérieur moelleux à l’intérieur arrosés de sirop d’érable. Pour 12 $ on est repus et contents.

Encore 10 blocs et on arrive pour moi tout va bien le fox fait son job je constate juste que l’assise est tordu car ça gondole au roulage, ça me rend furax le mal qu’on a fait à mon fauteuil, les valides ne se rendent pas compte qu’on a une relation particulière haine et adoration pour notre fauteuil ce compagnon de chaque moment sans qui on serait sur le cul au sens propre car nos jambes ne font plus leur boulot alors faire du mal à notre fauteuil c’est comme casser les genoux d’un valide ça lui fait très mal et ça le met sur le cul !

En faisant très attention à ne rien accrocher à gauche avec l’accoudoir tordu, un vrai défi pour moi qui suis hémiplégique et hémi-négligent à gauche, heureusement les trottoirs newyorkais sont assez large ( plus de 4 m en général )mon épouse marche devant moi à gauche pour m’ouvrir le chemin et me donner un point de repère, sauf quand les vitrines son trop tentantes alors elle va à droite et je dois redoubler d’attention dans les passages encombrés pour ne pas bousculer quelqu’une avec cet accoudoir dépassant de 20 cm à ma gauche. D’autant que le fox est assez puissant et pèse 94 kg ce qui peut faire mal, heureusement les newyorkais laisse plus d’espace entre eux que les parisiens  et tout se passe bien on parcourent une dizaine de blocs assez rapidement, j’ai chronométré environ 3 à 5 minutes par blocs sans se presser, donc à New York il ne faut pas avoir peur de faire une dizaines de blocs à pied par exemple d’aller de la 50ème rue à la 60ème, New York c’est simple si on se rappelle que les rues (street) vont d’est en ouest et les avenues du sud au nord avec pour les rues un côté ouest/west et un côté est/east.

Et les lignes de bus respectent assez simplement ce plan, il y’a des lignes nord sud comme le 101, le  102 et le 103, bus notés M101,M102,M103 car desservant Midtown dans le sens sud -nord et nord-sud. En fauteuil roulant c’est très simple de prendre le bus à New York, ils ont quasiment tous une rampe que le chauffeur déplie à la demande et les bus ont le kneeling system qui permet au véhicule de s’abaisser d’une bonne vingtaine de cm pour faciliter la montée ou la descente, à l’intérieur du bus il y’a des places réservées , au moins 2 pour les fauteuils roulants avec un système d’accroche comme dans les taxis g7 adaptés à Paris et comme c’est le chauffeur qui fait la mise en place c’est lui qui fait place nette auprès des passagers valides qui changent de place sans discuter, cela change des bus parisiens où les places PMR sont au milieu du bus et où on doit se placer seul même quand certains passagers valides jouent à j’y suis j’y reste !! bref à New York pas de conflits, l’autorité du chauffeur ne se discute pas. Il suffit de lui indiquer le numéro de la rue où on veut aller et il s’arrêtera à l’arrêt le plus proche et viendra vous décrocher et mettre la rampe de descente. Un seul ticket suffit pour la PMR et un accompagnant et pour autant de correspondances que nécessaire sur une durée totale de 90 minutes.

Bref le bus et le moyen le plus simple et le moins cher pour circuler en fauteuil à New York.

Si on est très pressé le taxi peut être utile sauf aux heures de pointe sur les trajet est-west où les bouchons sont vraiment très bloquant, là la marche est plus rapide d’où la nécessité d’un bon fauteuil électrique à 8 ou 10 km/h ou un scooter à plus de 12 km/h comme on en voit beaucoup là-bas.

Pour le taxi adapté c’est très simple ce sont de monospaces avec le logo bleu PMR sur le capot, ils ont une rampe arrière électrique comme à Paris et on peut les héler dans la rue s’ils sont libres ou les réserver via le 311 ou plus directement via la plateforme Accessible Dispatch (tel :6465999999) sur lequel le 311 vous bascule qd on indique qu’on est en fauteuil roulant. Le numéro direct revient moins cher ! et si on appelle depuis un numéro local on reçoit très rapidement un sms avec un lien qui permet de voir arriver le taxi comme sur l’application Uber, très pratique et à utiliser pour vérifier que l’opérateur à bien compris l’adresse de prise en charge, si on voit que le taxi attendu ne va pas au bon endroit on rappelle le dispatch pour réorienter le taxi.

Dernier bon tuyau pour les PMR, il y’a un loueur de fauteuil roulant électrique à Manhattan, il s’agit de big apple mobility au 241 W 37th St, New York, NY 10018, États-Unis avec un grand showroom et un grand choix d’appareil notamment beaucoup de scooters performants.

Voilà vous pouvez donc visiter cette merveilleuse grande ville mythique et ses magnifiques musées : MET ( très grand prévoir une bonne autonomie et des batteries chargées à fond, Guggenheim : très accessible , MoMA (moyennement pratique), etc. sans crainte et en fauteuil ! a condition que les transporteurs se soucient un peu plus de la qualité des manutentionnaires qui chargent l’avion.

Un truc à faire de sympa et bien accessible c’est le téléphérique au-dessus de l’East river, le téléphérique de Roosevelt Island, jolie vue et pas cher, c’est sur la 60th street au bord de l’east river, il y a un ascenseur et on vous fait monter en priorité ce qui permet de se mettre devant et d’avoir la belle vue en traversant.

 

Le Path est également accessible notamment au départ de l’Occulus  pour aller à New Jersey. Et en plus c’est l’occasion de visiter le beau et émouvant 9/11 Memorial

Et encore de monter à l’observatory floor du plus haut bâtiment de l’hémisphère occidental, le one world trade center , ce gratte-ciel de Manhattan dispose d’un ascenseur à grande vitesse qui propulse les visiteurs directement au 102ème étage avec une projection vidéo sur les murs de la cabine qui vous fait voyager dans le temps en montant et dans les airs en descendant, c’est magnifique.

 

Bref, sans le pb de transport du fauteuil on aurait eu un super moment à New York qui est beaucoup plu wheelchair friendly que Paris.